Saint José Luis Sanchez del Rio

José Luis Sánchez del Río est un jeune mexicain né en 1913 à Sahuayo et mort en 1928 dans la même localité, tué à l’âge de 14 ans pour n’avoir pas voulu renier sa foi catholique. Il est déclaré martyr et béatifié le 20 novembre 2005. Le 21 janvier 2016, le pape François lui reconnait un deuxième miracle. Il a été canonisé le 16 octobre 2016.

Biographie

Enfance

José Luis naît dans une famille fortunée, mais ses parents lui apprennent à servir les plus pauvres. Il fréquente les sacrements, se rend régulièrement à la messe le dimanche, récite le chapelet tous les jours et prie avec ferveur Notre-Dame de Guadalupe. Il fréquente l’école de son village puis une autre dans la ville de Guadalajara.

Temps de guerre

Lorsque la guerre civile des cristeros éclate en 1926, ses frères aînés Macario et Miguel rejoignent les forces en rébellion contre le gouvernement issu de la Révolution de 1910. La mère de José Luis, qui veut donner sa vie au Christ et s’engager avec eux, refuse de le laisser partir. Le général cristero Gorostieta, qui ne veut pas l’enrôler en raison de son âge, l'accepte finalement comme porte-drapeau. Les Cristeros le surnomment Tarcisius, du nom d'un saint martyr qui aurait protégé l’Eucharistie de la profanation.

La guerre des Cristeros se déroula au Mexique entre 1926 et 1929. Le conflit éclate avec un soulèvement de paysans mexicains catholiques contre le gouvernement d'alors, profondément anticatholique. Cette rébellion éclate d'abord de façon locale et spontanée avant de se transformer en soulèvement plus important, qui comptera à son apogée 50 000 combattants. Pour des raisons militaires, politiques et économiques, l’État mexicain décide d'en finir en concluant un accord diplomatique avec l’Église catholique avec l'entremise de l'ambassadeur américain de l'époque. Les cristeros doivent alors se démobiliser et déposer les armes.

Le nom de Cristeros est d'abord un sobriquet donné aux insurgés par les soldats fédéraux mais les combattants se l'approprient rapidement. Ce mot tire son origine de leur cri de ralliement : Viva Cristo Rey! (Vive le Christ Roi!)

Un film sorti en 2012, Cristeros, a contribué à la notoriété de cette guerre, encore peu connue dans les milieux non catholiques.

Au cours d'une bataille contre les troupes gouvernementales, le 25 janvier 1928, le cheval du général est tué et José lui donne le sien afin qu'il puisse s'échapper et continuer la lutte. José estime en effet que la présence du général à la tête des Cristeros est indispensable à la victoire de la cause du Christ Roi. Le 6 février suivant, lors d'un nouvel accrochage avec les soldats, il se défend avec courage mais il est capturé et emprisonné dans la sacristie de l’église Saint-Jacques de Sahuayo où il prie le chapelet tous les jours et écrit une lettre à sa mère, disant qu’il est prêt à mourir pour Dieu. Son père se propose de payer une rançon pour lui, mais les troupes gouvernementales, ayant reçu la consigne d'éliminer les prisonniers cristeros, refusent.

Mort

Le 10 février, ses geôliers le sortent de sa prison et le forcent à se diriger vers le cimetière après lui avoir coupé la plante des pieds et à marcher dans du sel. On le contraint à cheminer longuement pieds nus autour du cimetière. Sur ce sentier pierreux maculé du sang des pieds du pauvre José, son bourreau lui promet que s’il crie « mort au Christ Roi », il aura la vie sauve. José Luis répond au contraire par le cri de ralliement des cristeros : « Longue vie au Christ Roi ». Il doit ensuite creuser sa propre tombe. Exaspéré par son admirable résistance, et voyant qu'il n'arrivera pas à le faire renier sa foi en Jésus Christ, son bourreau lui décharge son pistolet dans la tête. Son corps est jeté dans la fosse et recouvert de quelques pelletées de terre.

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